Bonjour, je suis Anne-Sophie, photographe spécialisée dans les prises de vue de mariages. Pour beaucoup être photographe est un métier, dans mon cas, je considère mon métier comme une passion, et c’est peut-être cela qui me permet la perfection à chaque clic.


Le déclic

Un cliché n’est pas un simple bout de papier avec des images, non, ces images, ce sont des souvenirs qui, selon la pose, selon l’ambiance, peuvent raconter bien plus qu’un souvenir. Mon goût pour la photographie fut évident, je suis fille et petite fille de photographes, j’ai grandi au milieu des appareils photos. Mon grand-père aimait à parler de son métier, qui fut la photo. Pour parler d’une prise de vue, peu importe laquelle, il racontait avec fierté comment il est arrivé à une telle image. J’avoue, je trouvais cela barbant, à l'époque, j’aurais préféré que mon grand-père me raconte des histoires de fées, des comptes pour rêver, comme tout grand-père ! Il fut certes qu’à défaut de fées et sorcières, je me surprenais à rêver de photos. À l'époque, celle de mes 6 ans, je me prenais tantôt pour une touriste arrivant dans un endroit enchanté que je mitraillais, coins et recoins, afin de ramener des souvenirs à ma famille tantôt pour un enquêteur qui photographiait les preuves d’un quelconque agression. De jeu en jeu, la photo commence à s'ancrer en moi et à l'âge de 9 ans, je demande au Père Noël mon premier bijou, un Kodak Instamatic X-15F, à l'époque, c’était un appareil très prisé, de dernier cri, car cet appareil est sorti cette année-là.


La vrai rencontre avec le métier

En grandissant, je commence, comme tout enfant, à développer mes propres idées, et je tenais à accompagner mon père lorsqu'il devait mitrailler un événement, les promenades avec appareil autour du cou étaient réservées aux jours de repos, et j'étais aussi de la partie, malgré mon jeune âge. J’ai appris, grâce aux professionnels qui m'ont entouré toute mon enfance, et au-delà, que pour pouvoir remplir une mission, il fallait rendre ce que l’on avait photographié, si au départ, je me posais pas mal de questions, mes aïeux mon vite poussée vers la chambre noire, pour m’y révéler ses secrets. C'était pour moi, une pièce pleine de mystère qui encore aujourd'hui, me frissonne lorsque j’y rentre.

À l'époque, j'étais attirée par les des natures mortes, et je m’amusais à composer des images qui mêlaient des fruits aux pommes de pin ou encore les racines du vieux chêne situé derrière l'église. Jusqu'à mes 14 ans, le monde de la photographie n'était qu’une passion, c’est en grandissant que je me suis posé beaucoup de questions sur le fait de suivre ou pas une carrière de photographe. Quelque part, je me sentais dans l’obligation de prolonger la carrière familiale, je me disais, mon tour est arrivé, et je dois en faire mon métier. Honneur familial ou manque d’inspiration pour d’autres activités ? On ne saura jamais puisque mon choix n’a pas eu besoin de beaucoup de réflexion, je suis devenue photographe en moins de deux.

Fille de photographes possède forcement un bel attirail d’appareils pour flasher n'importe quelle situation, voilà pourquoi, dans mon groupe d’amis universitaires, j'étais toujours chargée de m'occuper des souvenirs, c’est à dire que lorsque les uns souriaient et s’amusaient, moi je devait immortaliser les faits et gestes ( de cette époque j’en ai deux boites bien remplies de souvenirs ). Mais je vous rassure cette situation ne me déplaisait guère, j’y prenais même du plaisir, tout comme j’aimais à photographier maman dès son réveil. Je trouvais que son regard endormi, ainsi que ses cheveux en pagaille lui allait si bien, qu’il est important pour moi de garder un tel souvenir. Mais en réalité ce qui me passionnait par dessus tout, c’était les prises de vue intenses, celles qui vous suivent toute la vie, celles qui vous font sortir une larme de bonheur lorsque vous la regardez, celles qui vous font revivre le moment. Le mariage, la naissance, un baptême, un diplôme… Alors à l'âge de 19 ans, j'étais embauchée par les amis et familles pour immortaliser chaque événement. On me nommait la photographe hors pair, cela m’a maintes fois rassuré, puisque tous avaient placé une confiance totale en moi et il fallait que j’assure, je serais ancré dans leurs souvenirs puisque forcement ils se rappelleraient qui est l’auteur de la prise. Mon honneur, avant tout !


Les voyages, la rencontre

Jusque-là, je vous raconte comment je suis arrivé dans le monde de la photographie professionnelle, mais je ne vous ai pas parlé de ma deuxième passion, et oui mise à part cette passion, j’ai aussi la bougeotte, je suis du genre à prendre l’avion trois fois à l’année pour visiter un village à l’autre bout de la planète. C’est pour moi l’occasion de découvrir des peuples et modes de vie complètent étrangers à nos coutumes. Évidemment, je ne voyage jamais sans mon appareil, et tout est prétexte à faire une halte pour ramener des souvenirs. Je photographie, les gens, les paysages… Je me rappelle d’un voyage au Srilanka, un Etat situé en Asie du Sud, je me promenais dans une ruelle, à vrai dire j'étais curieuse des bruits qui émanait de cet endroit, voilà pourquoi je m’en étais approché ( ma curiosité est mon vilain défaut ). Malgré que je ne comprenais pas la langue, j’ai vite déduit qu’il s’agissait d’un mariage. Ma première réaction fut de sortir mon Fujifilm Instax 210 de sa sacoche pour immortaliser la scène. N’ayant pas compris mon action, un invité de cette cérémonie est venu me voir, il était assez intrigué par mon geste, je décide de lui imprimer mes prises et je m’empresse d’aller les offrir aux jeunes mariés. Étonné, émerveillé, le mari m’a invité à partager leur repas, j'étais aux anges, non pas par l'intérêt que l’on m’accordait, mais parce que finalement ce que je recherche lors d’un voyage, c’est bien cela, des moments intenses.

Ce fut le premier mariage de ma carrière payé avec les sourires et la bonne humeur. L’envie de faire perdurer cet bien-être m’a poussé à me spécialiser dans les prises de vue de mariage. Mon métier est né !


Une formation

À cette époque, je suis déjà un spécialiste des prises de vue, néanmoins et afin de me pouvoir proposer un rendu d'une extrême qualité, je décide de prendre des cours de perfectionnement, je dois dire que dans le monde de la rien n’est jamais acquis, les nouvelles technologies sonnent souvent à la porte, et un photographe professionnel, de mon gabarit, se doit de suivre ces innovations, et cela même si ce qui compte vraiment c’est l’œil du maître, le mien !

Aujourd'hui, je suis au sommet de ma vie de photographe, je suis ma route en proposant mes services de qualité auprès des jeunes mariés, je leur prodigue des souvenirs qui ont un vrai sens, qu’ils retrouveront sur les clichés que je leur vends ils pourront revivre leur rencontre comme je jour J. Le mariage étant un moment unique je m’applique et y met l’œil et le cœur. Si mes clients démontrent une satisfaction totale en regardant mes clichés, c’est parce que pour obtenir une telle image, j’ai un secret, que je peux révéler aujourd'hui, j’ai promis à mon grand-père que je ferais de mon mieux pour arriver à un résultat parfait, tout comme lui.


Un travail varié

On peut dire que je suis comblée ; mon travail, c'est ma passion ! Mais il faut savoir qu'au début, ça n'était pas facile financièrement. En réalité, j'avais un petit job d'appoint à mi-temps et le reste du temps je faisais de la photographie.

Lorsque le temps que je passais pour ma passion est devenu plus conséquent que le temps passer à travailler, j'ai du songer à devenir indépendant. Et ça m'a changé la vie. Je passe le plus clair de mon temps à prendre des photos et l'autre partie de mon métier se fait de chez moi. Je peux organiser mon temps comme j'en ai envie et ça, ça n'a pas de prix !

Actualité